Terrassement pour piscine béton à Carqueiranne : préparer le travail du maçon
Le terrassement pour piscine béton à Carqueiranne ne consiste pas à creuser un trou aux dimensions du bassin. Un bassin en béton armé se construit dans la fouille : il faut y installer un ferraillage, des banches ou des blocs à bancher, un échafaudage léger, parfois une lance à béton projeté. Chacune de ces opérations réclame de la place autour de l’ouvrage. La fouille est donc sensiblement plus large que le bassin fini, et sa géométrie doit suivre celle des fondations, pas seulement celle du plan d’eau.
Trois techniques dominent sur nos chantiers de la rade de Toulon. Le béton banché, coulé entre deux banches métalliques, qui donne des parois nettes mais impose un dégagement important pour poser et déposer le coffrage. Les blocs à bancher, plus légers à mettre en oeuvre, qui restent chaînés et remplis de béton. Le béton projeté, appliqué sur un ferraillage contre un talus dressé, qui permet de réduire la surlargeur mais exige une paroi de terre parfaitement réglée et stable. Le choix appartient au maçon ou au pisciniste, mais il change directement la fouille que nous réalisons.
À Carqueiranne et dans les communes voisines, le sous-sol pousse souvent à la piscine béton plutôt qu’à la coque. Sur les coteaux où le calcaire affleure, un bassin maçonné s’adapte à une fouille irrégulière que la coque n’accepterait pas. Sur les terrains en restanques, il autorise des formes libres et des niveaux décalés, avec des murs qui participent au soutènement. En contrepartie, le chantier dure plus longtemps et la fouille reste ouverte plusieurs semaines, ce qui impose un talutage sérieux et une gestion des eaux de ruissellement.
Notre intervention couvre l’implantation, l’excavation, le réglage du fond de forme, les tranchées techniques, la mise à disposition du chantier pour le maçon, puis le remblaiement après décoffrage et le réglage de la plateforme de plage. Nous revenons donc au moins deux fois sur le chantier, ce qui doit être anticipé dans le planning général.

Pourquoi la fouille dépasse largement les cotes du bassin
Pour un bassin banché, nous retenons couramment 70 à 80 cm de surlargeur par côté. Cette bande sert à poser les banches, à les régler à l’aplomb, à circuler avec une brouette ou un seau de béton, puis à tout démonter après prise. Sur un bassin de 8 x 4 m, cela représente une fouille de 9,60 m sur 5,60 m environ, soit près de 30 % de volume supplémentaire par rapport à une fouille de coque.
Pour un bassin en béton projeté, la surlargeur peut descendre à 20 ou 30 cm puisque la terre sert d’appui au ferraillage. En revanche, la paroi de terre doit être dressée proprement, sans surprofondeur ni cavité, et suffisamment cohérente pour tenir sans s’ébouler pendant la projection. Ce compromis fonctionne bien dans les argiles compactes et les calcaires tendres, beaucoup moins dans un remblai ancien.
Nous validons systématiquement cette surlargeur avec le maçon avant de creuser. Un terrassier qui décide seul d’économiser 20 cm de fouille fait perdre plusieurs jours à l’équipe suivante, et il est bien plus coûteux de réélargir une fouille déjà ouverte que de la creuser correctement du premier coup.
Fouille à redans, semelles et fond de forme
Un bassin en béton armé ne repose pas à plat sur le terrain. Selon le parti pris structurel, il s’appuie sur un radier général, sur des semelles filantes courant sous les parois, ou sur une combinaison des deux. La fouille doit donc présenter des décrochements nets, appelés redans, qui réservent la place de ces fondations sans obliger le maçon à coffrer en l’air.
Les redans périphériques
Le redan est une banquette creusée en pied de fouille, généralement de 30 à 50 cm de large et de 20 à 40 cm de haut selon la section de semelle. Il se réalise au godet de curage, puis se reprend à la main pour obtenir un angle franc. Sur un terrain en pente, comme on en trouve vers Marquerolles ou sur les hauts du Pradet, ces redans peuvent être décalés en gradins pour que la fondation reste ancrée dans le bon sol sur tout le périmètre.
Le fond de forme sous radier
Sous le radier, nous livrons un fond de forme purgé de toute terre remaniée, réglé à la cote et compacté quand la nature du sol le permet. Une couche de forme en grave non traitée 0/31,5, mise en oeuvre par couches de 20 à 30 cm et compactée, est souvent ajoutée pour homogénéiser la portance, en particulier lorsque la fouille recoupe à la fois du rocher et de la terre. Un géotextile anti-contaminant évite que les fines argileuses ne remontent dans cette couche.
Attention à la cote finale : la profondeur de fouille additionne la profondeur d’eau, l’épaisseur du revêtement, celle du radier, et celle de la couche de forme. On dépasse fréquemment 2 m de fouille pour un bassin de 1,50 m de profondeur utile.

Réservations, tranchées techniques et local technique
Un bassin béton génère davantage de réseaux enterrés qu’une coque : refoulements, aspirations, bonde de fond, prise balai, trop-plein, alimentation électrique du local, gaines pour projecteurs, parfois raccordement d’une pompe à chaleur ou d’un volet immergé. Toutes ces liaisons passent dans des tranchées que nous ouvrons entre le bassin et le local technique.
Les tranchées sont creusées à une profondeur qui met les canalisations hors gel et hors circulation d’engins, avec un lit de sable, un grillage avertisseur de couleur normalisée et un remblai compacté par couches. L’électricité circule dans une tranchée distincte ou à distance réglementaire de l’hydraulique. Avant toute ouverture, les déclarations DT-DICT sont faites : sur les parcelles de la plaine de Carqueiranne, les conduites d’arrosage agricole et les réseaux basse tension ne sont pas toujours là où les plans les annoncent.
Quand le local technique est enterré ou semi-enterré, nous creusons sa fouille en même temps que celle du bassin, avec son propre fond de forme et son drainage. C’est l’occasion de vérifier que le niveau du local permet une vidange gravitaire et que l’accès reste praticable une fois la plage réalisée.
Les étapes d’un terrassement de bassin maçonné
Le terrassement se déroule en deux temps, séparés par plusieurs semaines de maçonnerie et de séchage.
- 1
Implantation avec le maçon
Nous traçons le bassin et la fouille élargie en présence du maçon ou du pisciniste, en vérifiant les reculs par rapport aux limites et la cote de la future plage. Les chaises d’implantation sont placées hors emprise pour rester utilisables tout le chantier.
- 2
Excavation et talutage durable
La fouille est ouverte avec un talutage calculé pour tenir plusieurs semaines, pas seulement quelques jours. Les déblais réemployables sont mis de côté, le reste part en benne vers une filière autorisée.
- 3
Redans, fond de forme et drainage
Nous réalisons les banquettes de semelles, réglons le fond à la cote, mettons en place la couche de forme et le drain périphérique avec son exutoire ou son puits.
- 4
Tranchées techniques
Les liaisons vers le local technique sont ouvertes avant la maçonnerie, de manière à ce que le maçon puisse sceller les pièces et tirer ses réseaux sans attendre un second passage d’engin.
- 5
Mise à disposition du chantier
La zone est nettoyée, l’accès au fond de fouille sécurisé et la circulation des approvisionnements organisée. Nous laissons une piste praticable pour la toupie à béton ou la pompe.
- 6
Remblaiement après décoffrage
Une fois les parois décoffrées, l’étanchéité extérieure réalisée et le béton suffisamment résistant, nous remblayons par couches compactées en matériau drainant, puis nous réglons la plateforme de plage à la cote et à la pente voulues.
Le remblaiement, une opération à ne pas bâcler
Sur un bassin maçonné, le remblaiement arrive tard, quand tout le monde veut voir le chantier se terminer. C’est pourtant là que se jouent la durée de vie des abords et la stabilité des margelles. Un remblai jeté en vrac dans la surlargeur de coffrage tassera pendant deux ou trois ans, entraînant l’affaissement de la plage, la fissuration des joints et parfois le décollement des pierres de rive.
Nous remblayons donc par couches de 20 à 30 cm, compactées à la plaque vibrante ou au rouleau selon l’espace disponible, avec un matériau drainant plutôt qu’avec les déblais argileux sortis de la fouille. Le long des parois, le compactage reste modéré pour ne pas exercer de poussée excessive sur un ouvrage qui n’est pas encore contrebuté par la plage.
Deux conditions sont vérifiées avant de remblayer : le béton doit avoir atteint une résistance suffisante, et l’étanchéité extérieure des parois enterrées doit être terminée. Remblayer trop tôt pour libérer le terrain fait perdre bien plus de temps que d’attendre quelques jours.
Ce que nous attendons du maçon et du pisciniste
Une bonne coordination repose sur peu de choses : un plan coté des fondations, la technique de paroi retenue, la position du local technique, et une date réaliste de fin de maçonnerie. Avec ces quatre éléments, nous calons nos deux passages et nous évitons les allers-retours d’engins qui alourdissent la facture.
- Surlargeur de 70 à 80 cm pour le béton banché
- Redans de semelles réalisés au godet de curage
- Fond de forme purgé, réglé et compacté
- Couche de grave 0/31,5 sur géotextile si besoin
- Tranchées techniques ouvertes avant la maçonnerie
- Remblai drainant compacté par couches après décoffrage
Autour du terrassement de bassin béton
Questions fréquentes sur le terrassement d’une piscine béton
La fouille est-elle plus grande que pour une coque ?
Oui, nettement. Une coque demande 40 à 50 cm de surlargeur, un bassin banché en réclame 70 à 80. Sur un 8 x 4 m, l’écart représente une quinzaine de mètres cubes de déblais supplémentaires, donc deux rotations de camion en plus et un remblai plus volumineux à la fin. C’est un poste à intégrer dès le chiffrage, pas une variable d’ajustement de dernière minute.
Le béton projeté permet-il d’économiser du terrassement ?
En volume, oui : la surlargeur tombe à 20 ou 30 cm puisque le ferraillage s’appuie contre le talus. En contrepartie, la paroi de terre doit être dressée avec beaucoup de soin, sans surprofondeur ni cavité, et elle doit tenir seule pendant la projection. Cette technique fonctionne bien dans les argiles compactes et les calcaires tendres, mal dans les sables et les remblais anciens.
Combien de fois intervenez-vous sur le chantier ?
Deux fois au minimum. Un premier passage pour l’implantation, la fouille, les redans, le fond de forme, le drainage et les tranchées techniques. Un second, après décoffrage et étanchéité, pour le remblaiement compacté et le réglage de la plateforme de plage. Un troisième passage est parfois nécessaire si la plage est traitée plus tard, avec un autre revêtement.
Peut-on remblayer avec les terres sorties de la fouille ?
Rarement en l’état. Les déblais argileux du secteur gonflent en période humide et se rétractent en été, ce qui exerce des efforts variables contre les parois et fait tasser la plage. Nous privilégions un matériau drainant rapporté, type grave, au moins sur la bande en contact avec l’ouvrage. Les terres saines peuvent servir plus loin, en réglage de jardin ou en modelage.
Que se passe-t-il si la fouille recoupe du rocher sur une moitié ?
C’est fréquent sur les coteaux calcaires de Carqueiranne, du Pradet ou de Saint-Mandrier. Le point critique est le tassement différentiel entre la partie sur rocher et la partie sur terre. On traite cela par une purge de la zone meuble, une couche de forme en grave compactée et, si nécessaire, un renforcement du ferraillage décidé avec le maçon ou le bureau d’études.
Faut-il prévoir un drainage sur un bassin béton ?
Oui, dès que le terrain retient l’eau. Un bassin béton ne flotte pas comme une coque, mais un bassin vidé pour travaux peut se fissurer sous la poussée d’une nappe, et l’eau stagnante dégrade l’étanchéité extérieure des parois enterrées. Un drain en pied de fouille, un massif drainant et un exutoire correct coûtent peu au moment du terrassement et beaucoup une fois la plage réalisée.
Terrassement de bassins maçonnés dans le Var littoral
Un bassin béton à terrasser ?
Transmettez-nous le plan de fondation et la technique de paroi retenue : nous chiffrons la fouille, le fond de forme et le remblaiement. Devis sous 48 heures, 07 46 73 52 00.