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Tarifs

Prix d’un terrassement dans le Var

Fourchettes indicatives, hors visite sur site, pour situer le budget d’un terrassement entre Carqueiranne, Toulon et Bandol.

Tarifs

Ce que coûte réellement un terrassement dans le Var

Le prix d’un terrassement ne se lit jamais sur un catalogue. Deux chantiers voisins, à Carqueiranne comme au Pradet, peuvent afficher des budgets du simple au triple pour un volume de déblai identique : tout dépend de ce que la pelle rencontre sous les premiers centimètres, de la largeur du portail, de la distance jusqu’au site de dépôt et de la remise en état attendue à la fin. Les fourchettes réunies sur cette page sont strictement indicatives, établies hors visite sur site, et ne valent en aucun cas devis.

Sur la rade de Toulon, trois paramètres pèsent plus lourd que tous les autres. La nature du sol d’abord : la plaine maraîchère de Carqueiranne se travaille au godet dans une terre argilo-calcaire, tandis que les coteaux de la Colle Noire, du Cap Brun ou de Saint-Mandrier font affleurer un calcaire massif qui impose le brise-roche hydraulique et divise le rendement horaire par trois ou quatre. L’accès ensuite : un terrain desservi par une voie de 5 m se traite avec une pelle de 14 à 20 t et des semi-remorques, alors qu’une impasse des Oursinières ou une ruelle du Brusc impose une mini-pelle, des rotations de petites bennes et parfois un convoyage par dumper étroit. L’évacuation enfin : les terres excédentaires ne disparaissent pas, elles se chargent, se transportent et se déposent en installation autorisée, au tonnage.

Cette page rassemble les ordres de grandeur que nous utilisons pour cadrer une enveloppe avant déplacement : prix horaire d’une pelle avec conducteur, prix au mètre cube de déblai, décapage de terre végétale au mètre carré, évacuation à la benne, location de dumper avec chauffeur, forfait plateforme. Elle renvoie ensuite vers les budgets détaillés par type de chantier.

20 tPelle jusqu’à
48 hDevis sous
10Communes couvertes
30 %Foisonnement moyen
À l’heure, au mètre cube ou au forfait
Unités de facturation

À l’heure, au mètre cube ou au forfait

Un terrassier ne facture pas toujours de la même manière, et le choix de l’unité change la lecture du budget. La facturation horaire d’une pelle avec conducteur s’impose quand le volume est incertain : reprise de talus, dégagement de souches, purge de zones molles, petits travaux de finition. Elle est transparente mais expose le client à l’aléa du sol, puisqu’une heure de godet dans la terre végétale et une heure de brise-roche dans le calcaire du Faron ne produisent pas le même volume.

La facturation au mètre cube convient aux fouilles bien définies : bassin de piscine, cave, décaissement de plateforme. Le volume se calcule en place, avant foisonnement, et le prix unitaire intègre l’extraction, la mise en tas et le chargement. Attention à la lecture : un devis peut annoncer un prix au m³ extrait sans l’évacuation, qui se facture alors séparément au m³ foisonné, donc sur un volume supérieur de 20 à 40 %.

Le forfait, enfin, est le mode le plus confortable pour le client dès lors que le périmètre est figé : plateforme de maison, allée, tranchées de réseaux. Il suppose une visite technique préalable et parfois un sondage à la pelle pour vérifier la profondeur du rocher. C’est le seul moyen sérieux de figer un chiffre : aucune fourchette lue en ligne ne peut le remplacer.

PrestationUnitéBudget indicatif
Mini-pelle 2,5 à 5 t avec conducteurheure65 à 95 €
Pelle 8 à 14 t avec conducteurheure85 à 125 €
Pelle 20 t avec conducteurheure110 à 160 €
Supplément brise-roche hydrauliqueheure25 à 50 €
Décapage de terre végétale sur 30 cm3 à 8 €
Déblai en pleine masse, sol meuble14 à 28 €
Déblai en terrain rocheux au BRH45 à 95 €
Évacuation et dépôt en installation autoriséem³ foisonné25 à 50 €
Benne 8 m³ déposée, chargée et reprisebenne280 à 520 €
Dumper avec chauffeur, rotation sur sitejour350 à 600 €
Plateforme de maison nivelée et compactéeforfait2 500 à 9 000 €

Fourchettes strictement indicatives pour le Var en 2026, hors visite sur site : elles ne constituent en aucun cas un devis et varient fortement selon l’accès, le sol et l’évacuation.

Variables

Les sept facteurs qui font bouger la facture

Avant de comparer deux devis, il faut comprendre ce qui se cache derrière l’écart. Sur nos chantiers entre Carqueiranne, Ollioules et Le Beausset, sept variables expliquent la quasi-totalité des différences de budget.

1. L’accès au terrain

La largeur du passage détermine la taille de l’engin, et la taille de l’engin détermine le rendement. Une pelle de 20 t déplace en une heure ce qu’une mini-pelle de 3 t met une demi-journée à sortir. Si le camion ne peut pas approcher, il faut un dumper pour convoyer jusqu’à un point de chargement, soit une main-d’œuvre et une machine supplémentaires. Sur la presqu’île de Saint-Mandrier ou dans les lotissements en pente du Cap Brun, ce seul poste peut représenter 20 à 40 % du coût.

2. La nature du sol et la roche

Terre végétale, argile, marne, grave, calcaire compact : chaque matériau a son rendement. Dès que le godet ne pénètre plus, on passe au brise-roche hydraulique, et le prix au m³ est multiplié par trois à quatre. Un sondage préalable à la pelle, réalisé en une heure, coûte infiniment moins cher qu’une mauvaise surprise en cours de chantier.

3. Le volume et la distance d’évacuation

Le volume commande le nombre de rotations ; la distance jusqu’à l’installation de stockage commande la durée de chaque rotation. À quinze minutes du chantier, un camion fait six voyages dans la journée ; à quarante minutes, il en fait trois. Les terres inertes non polluées se déposent moins cher que des remblais douteux issus d’anciennes zones industrielles, comme on en rencontre côté chantiers navals à La Seyne-sur-Mer.

  • Largeur de passage et hauteur libre disponibles
  • Profondeur du rocher et nécessité d’un BRH
  • Volume en place et coefficient de foisonnement
  • Distance jusqu’au site de dépôt autorisé
  • Réemploi possible d’une partie des déblais sur place
  • Remise en état du terrain et des abords après travaux
  • Saison et météo : sol détrempé ou sol sec et dur
  • Présence de réseaux enterrés et contraintes DT-DICT
Méthode

Comment nous construisons un chiffrage

Un prix juste se fabrique sur le terrain, pas au téléphone. Voici la manière dont nous passons d’une demande à un devis ferme.

  1. 1

    Premier cadrage par téléphone

    Nature du projet, commune, surface approximative, présence de rocher connu, largeur du portail. Ce premier échange permet de dire tout de suite si le budget se compte en centaines ou en dizaines de milliers d’euros.

  2. 2

    Visite technique sur place

    Nous mesurons les niveaux, repérons les exutoires, vérifions l’accès réel avec le camion et le porte-char, et sondons ponctuellement le sol à la pelle quand le doute porte sur la roche.

  3. 3

    Calcul des volumes

    Les cubatures sont établies en place, puis converties en volumes foisonnés pour le transport. Nous identifions ce qui peut être réemployé en remblai sur le terrain, seul vrai levier d’économie sur l’évacuation.

  4. 4

    Déclaration des réseaux

    Toute tranchée impose une DT-DICT auprès des exploitants. Les délais de réponse et les éventuels sondages manuels à proximité des réseaux sensibles sont intégrés au chiffrage.

  5. 5

    Devis détaillé poste par poste

    Installation de chantier, décapage, déblai, évacuation, remblai, compactage, finitions : chaque poste apparaît avec sa quantité et son prix unitaire. Le devis est transmis sous 48 heures.

  6. 6

    Exécution et réception

    Nous conduisons nous-mêmes les engins, sans sous-traitance de la partie terrassement. Les quantités réellement réalisées sont relevées au fur et à mesure, ce qui évite toute discussion en fin de chantier.

Le calendrier pèse aussi sur le prix
Saison

Le calendrier pèse aussi sur le prix

Dans le Var, la période de l’année a un effet concret sur le coût. En été, les argiles du bassin du Beausset ou des coteaux de Sanary sont dures comme du béton : l’extraction est plus lente, l’usure des dents plus rapide, et le compactage d’un remblai sec demande un arrosage.

En automne, après les épisodes méditerranéens, le problème s’inverse : un sol gorgé d’eau colle au godet, les camions marquent les accès, et un fond de forme peut être refusé à l’essai à la plaque tant qu’il n’a pas ressuyé. Il faut alors prévoir une purge et un apport de grave non traitée, poste rarement anticipé dans les budgets trouvés en ligne.

La bonne fenêtre se situe généralement au printemps et au début de l’automne. C’est aussi la période la plus demandée : anticiper de quelques semaines permet d’obtenir de meilleures conditions sur la location des engins et la rotation des bennes.

Comparer

Lire un devis de terrassement sans se tromper

Un devis moins cher n’est pas toujours moins cher. Les écarts viennent presque toujours de postes absents plutôt que de prix unitaires agressifs. Vérifiez systématiquement que l’évacuation est chiffrée, avec la mention du volume foisonné et non du volume en place. Contrôlez que le remblai est prévu avec un matériau nommé, grave non traitée 0/31,5 par exemple, et une mise en œuvre par couches de 20 à 30 cm compactées.

Assurez-vous aussi que l’installation de chantier figure au devis : amener une pelle de 20 t sur porte-char, c’est un transport aller et retour qui se facture, quel que soit le nombre d’heures de travail. Enfin, regardez la ligne de remise en état. Un terrain rendu propre, régalé, débarrassé des cailloux et prêt à recevoir une plantation ou un dallage n’a pas le même coût qu’un terrain quitté en l’état après la dernière benne.

Questions fréquentes sur le prix d’un terrassement

Pouvez-vous donner un prix au téléphone ?

Nous pouvons donner un ordre de grandeur, jamais un prix ferme. Les fourchettes publiées ici sont indicatives et hors visite sur site. Pour engager un montant, il faut mesurer les niveaux, vérifier la largeur réelle d’accès, identifier l’exutoire des eaux et souvent sonder le sol à la pelle. Cette visite est rapide et permet ensuite un devis détaillé, poste par poste, transmis sous 48 heures.

Pourquoi l’évacuation coûte-t-elle aussi cher ?

Parce qu’elle cumule trois coûts : le chargement, le transport et le dépôt. Une terre extraite gonfle de 20 à 40 % une fois remaniée, donc 100 m³ en place représentent 120 à 140 m³ à transporter. S’y ajoute le tarif d’admission en installation autorisée, facturé à la tonne. Réemployer une partie des déblais en remblai, en modelage de terrain ou en fond d’allée reste le meilleur moyen de faire baisser ce poste.

Que se passe-t-il si on tombe sur du rocher ?

Le godet ne pénètre plus et il faut passer au brise-roche hydraulique, ce qui multiplie le temps d’extraction par trois à quatre. Sur les coteaux calcaires de la Colle Noire, du Faron ou de Saint-Mandrier, c’est fréquent. Un devis sérieux prévoit donc une hypothèse de profondeur de rocher, vérifiée par sondage, et une ligne séparée au m³ ou à l’heure pour le cas échéant.

Faut-il payer le transport des engins ?

Oui, et cela figure normalement au devis sous le poste installation de chantier. Une mini-pelle voyage sur un plateau, une pelle de 14 ou 20 t sur porte-char, avec parfois un accompagnement selon le gabarit et l’itinéraire. Le montant dépend de la distance depuis notre base et du nombre d’engins nécessaires. Sur un petit chantier de quelques heures, ce poste peut peser autant que le travail lui-même.

Le prix change-t-il selon la commune ?

Pas le tarif horaire, mais bien le coût final. Une plaine de Carqueiranne ou d’Ollioules se terrasse vite ; une parcelle en restanques à Bandol, une ruelle du Brusc à Six-Fours ou une impasse des Oursinières au Pradet imposent des engins plus petits, plus de rotations et parfois une gestion de circulation. La commune agit donc indirectement, par l’accès, la pente et la nature géologique du terrain.

Une étude de sol est-elle obligatoire ?

Pour une construction neuve sur terrain exposé au retrait-gonflement des argiles, une étude géotechnique est demandée, et le bassin du Beausset comme les coteaux argileux de Sanary sont concernés. Elle n’est pas à la charge du terrassier mais ses conclusions changent le chiffrage : profondeur de fondation, substitution de sol, drainage périphérique. La faire réaliser avant le devis évite des révisions en cours de chantier.

Un chiffrage précis plutôt qu’une fourchette

Nous nous déplaçons pour mesurer, sonder et vérifier l’accès, puis nous transmettons un devis détaillé sous 48 heures. Téléphone : 07 46 73 52 00.

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