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Fondations

Fouilles de fondation et rigoles à Carqueiranne

Fouilles en rigole et en pleine masse aux cotes du plan, parois tenues et fond de fouille propre à la remise du maçon.

Fondations

Ouvrir des fouilles justes, propres et sûres

La fouille de fondation est l’excavation qui recevra les semelles d’un ouvrage : maison, extension, garage, mur de clôture, local technique de piscine. Elle se juge sur trois critères : la cote atteinte, la géométrie respectée et la propreté du fond au moment du coulage. Un de ces trois points manqué, et c’est toute la structure qui repose sur une incertitude.

À Carqueiranne et dans la rade de Toulon, les fouilles réservent peu de terrains faciles. En plaine, les argiles se tiennent tant qu’elles sont sèches et s’effondrent dès qu’elles s’humidifient. Sur les coteaux, le calcaire arrive vite et impose le brise-roche. Dans les secteurs de remblais anciens, la paroi ne tient pas du tout et la fouille demande des précautions immédiates.

Nous ouvrons les fouilles aux cotes du plan de fondation et, quand elle existe, aux prescriptions de l’étude géotechnique. Nous travaillons en coordination directe avec le maçon pour que le délai entre l’ouverture et le coulage reste court : c’est la meilleure protection contre le délitement des parois et le ramollissement du fond.

Cette page détaille les deux grandes familles de fouilles, les profondeurs et largeurs courantes, la tenue des parois, le traitement de la roche et des venues d’eau, et ce qui se passe juste avant l’arrivée de la toupie.

Deux familles

Fouille en rigole ou fouille en pleine masse

La fouille en rigole

C’est la tranchée étroite et continue qui suit le tracé des murs porteurs et des refends. Elle reçoit les semelles filantes, armées, coulées directement contre le terrain ou dans un coffrage selon la tenue du sol. Sa largeur courante va de 40 à 60 cm pour une maison individuelle, davantage lorsque la descente de charge est forte ou que le sol est médiocre. Le godet de terrassement est choisi à la largeur exacte de la semelle pour éviter de surconsommer du béton.

La fouille en pleine masse

Elle correspond à une excavation générale sur toute l’emprise, pour un sous-sol, un vide sanitaire profond, une cave ou un niveau enterré. Les volumes sont sans commune mesure avec la rigole, et l’évacuation devient le poste principal du chiffrage. Les parois, plus hautes, posent immédiatement la question de la stabilité et parfois celle du soutènement définitif.

Entre les deux, la fouille en puits sert aux fondations ponctuelles, plots de terrasse, poteaux, pieds de pergola, et se réalise souvent à la mini-pelle ou à la tarière.

  • Godet choisi à la largeur exacte de la semelle
  • Cotes reportées depuis les chaises d’implantation
  • Fond de fouille horizontal, jamais en pente
  • Redans francs sur terrain en dénivelé
  • Parois surveillées pendant toute la durée d’ouverture
  • Fond nettoyé et purgé juste avant le coulage
Hors gel, ancrage et sol d’assise
Profondeur

Hors gel, ancrage et sol d’assise

Trois notions se superposent quand on décide de la profondeur d’une fouille. La première est la mise hors gel : la semelle doit descendre sous la zone où le sol gèle. Sur le littoral varois, la contrainte est faible et 50 à 60 cm suffisent à ce titre, là où un plateau d’altitude exigerait le double.

La deuxième est l’ancrage dans un sol d’assise correct. C’est elle qui commande le plus souvent. Il faut traverser la terre végétale, les remblais et les horizons altérés pour venir s’appuyer sur un terrain homogène et portant. Cela conduit fréquemment à des profondeurs de 0,80 à 1,20 m, parfois davantage.

La troisième est la protection vis-à-vis du retrait-gonflement des argiles. Dans les secteurs concernés du Var, l’étude géotechnique impose une profondeur minimale, typiquement 1,20 m, pour placer la semelle sous la zone où les variations saisonnières d’humidité font travailler le sol. Cette valeur n’est pas négociable, même si le terrain paraît dur plus haut.

40 à 60 cmLargeur de semelle filante
1,20 mAncrage courant en zone argileuse
1,30 mSeuil de blindage
48 hDevis sous
Tenue des parois, talutage et blindage
Sécurité

Tenue des parois, talutage et blindage

Une paroi de fouille n’est jamais considérée comme stable par principe. Un sol argileux qui tient parfaitement le matin peut s’effondrer l’après-midi après une averse, et un remblai ancien cède sans prévenir. Le risque d’ensevelissement reste l’un des plus graves du métier : un mètre cube de terre pèse près de deux tonnes.

Deux réponses existent. Le talutage consiste à ouvrir la fouille avec des parois inclinées selon l’angle de talus naturel du terrain. C’est la solution la plus simple quand la place le permet, mais elle augmente le volume excavé et le remblai ultérieur. Le blindage consiste à maintenir les parois par des panneaux métalliques vérinés ou des caissons coulissants ; il devient la règle au-delà de 1,30 m de profondeur pour toute intervention humaine dans la fouille.

S’y ajoutent les précautions de bon sens : les déblais sont stockés à distance de la crête, jamais en bord de fouille, les engins circulent en retrait, les accès sont matérialisés et les fouilles ouvertes sont balisées le soir. Sur les parcelles mitoyennes serrées de Toulon ou du Pradet, la proximité d’un mur voisin impose en plus de vérifier qu’on ne déchausse pas ses fondations.

Déroulé

De l’implantation au fond de fouille prêt à couler

Les fouilles s’exécutent vite, mais elles se préparent soigneusement et se contrôlent à chaque phase.

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    Report des axes

    Les cordeaux tendus sur les chaises d’implantation donnent les axes des murs. Le tracé est marqué au sol à la peinture, largeur de semelle comprise, et vérifié en diagonale avant d’engager la pelle.

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    Repérage des réseaux

    DT-DICT déposée, marquage au sol des réseaux existants, et dégagement manuel à l’approche des ouvrages sensibles. Sur une extension, les réseaux de la maison existante sont souvent mal documentés et demandent une vigilance particulière.

  3. 3

    Excavation

    La pelle ouvre au godet de largeur adaptée, en descendant par passes régulières jusqu’à la cote. Les déblais sont chargés directement ou stockés à distance de la crête. Sur terrain en dénivelé, les changements de niveau se font par redans francs et non par pente continue.

  4. 4

    Contrôle du sol d’assise

    On vérifie que le fond correspond bien au sol attendu. Une hétérogénéité, une poche molle ou une venue d’eau change la donne et doit être signalée avant toute suite, au maître d’oeuvre comme au bureau d’études.

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    Nettoyage et remise

    Le fond est dressé au godet de curage, les éboulis et la terre foisonnée sont retirés, et la fouille est remise au maçon juste avant le ferraillage et le béton de propreté. Moins elle reste ouverte, mieux elle se porte.

Imprévus

Roche et venues d’eau : les deux surprises classiques

Quand la roche arrive avant la cote

Sur les coteaux calcaires du secteur, une fouille bute régulièrement sur un banc dur avant d’avoir atteint la profondeur demandée. Le godet patine, la dent de ripper ne mord plus, et il faut monter un brise-roche hydraulique. Le rendement passe de plusieurs dizaines de mètres linéaires par jour à quelques mètres, avec un coût au mètre cube sans rapport. Dans certains cas, le bureau d’études accepte de remonter la cote d’ancrage parce que le rocher constitue déjà un excellent sol d’assise : cette décision lui appartient et se formalise par écrit.

Quand l’eau arrive dans la fouille

Une venue d’eau peut provenir d’une nappe superficielle, d’une circulation de versant après les pluies ou, plus prosaïquement, d’une fuite sur un réseau voisin. Une fouille en eau ne se coule pas : le béton se délaverait et le fond serait remanié. On met alors en place un pompage par point bas, un puisard provisoire dans un angle de la fouille, et l’on protège l’excavation du ruissellement de surface par une merlon ou une saignée de détournement.

Ces deux situations se traitent par un chiffrage complémentaire transparent, établi sur constat, avec les quantités réelles. Elles se préviennent surtout par des sondages préalables, qui coûtent toujours moins cher que l’imprévu.

PrestationUnitéBudget indicatif
Fouille en rigole en terrain courantml18 à 35 €
Fouille en pleine masse22 à 40 €
Fouille en puits pour fondation ponctuelleunité60 à 130 €
Surcoût d’extraction en roche au BRH70 à 150 €
Blindage de fouille par caissonml45 à 90 €
Évacuation des déblais en filière18 à 32 €

Fourchettes indicatives pour le secteur de Carqueiranne, hors sujétions d’accès et hors évacuation particulière. Seul un devis après visite engage.

Questions fréquentes sur les fouilles de fondation

À quelle profondeur descendre les fondations dans le Var ?

La mise hors gel est peu contraignante sur le littoral et serait satisfaite vers 50 à 60 cm. Ce qui commande réellement, c’est l’ancrage dans un sol portant et la protection contre le retrait-gonflement des argiles. On aboutit couramment à 0,80 à 1,20 m, valeur fixée par l’étude géotechnique lorsqu’elle existe. Cette prescription s’applique même si le terrain semble dur plus haut.

Quelle largeur de fouille prévoir pour une semelle filante ?

Pour une maison individuelle courante, la largeur se situe le plus souvent entre 40 et 60 cm, définie par le plan de fondation en fonction de la descente de charge et de la portance du sol. Nous adaptons le godet à cette largeur exacte : un godet trop large fait consommer du béton inutilement, un godet trop étroit oblige à reprendre la fouille.

Faut-il blinder une fouille ?

Dès qu’une personne doit descendre dans une fouille de plus de 1,30 m environ, la paroi doit être soit talutée selon l’angle naturel du terrain, soit maintenue par un blindage. Sur les rigoles peu profondes, la question ne se pose généralement pas. Sur une fouille en pleine masse pour sous-sol, elle se pose dès le départ et fait partie du chiffrage.

Combien de temps une fouille peut-elle rester ouverte ?

Le moins longtemps possible. Chaque jour d’exposition dégrade les parois et le fond, surtout en période de pluie. L’idéal est d’enchaîner ouverture, ferraillage et coulage dans la même séquence. Quand une attente est inévitable, on bâche les parois sensibles, on évite le stockage de déblais en bord de fouille et l’on prévoit un pompage en cas d’épisode pluvieux.

Que faire si la fouille se remplit d’eau ?

On ne coule jamais dans l’eau. Un puisard est créé dans un angle bas de la fouille et une pompe évacue vers un exutoire admissible. Il faut aussi identifier l’origine : ruissellement de surface, circulation de versant, nappe ou fuite sur un réseau. Selon le cas, la réponse va de la simple saignée de détournement à la mise en place d’un drainage périphérique définitif.

Que deviennent les déblais de fouille ?

Une partie sert au remblaiement périphérique après décoffrage, à condition d’être de qualité correcte et mise en oeuvre par couches compactées. Le reste est évacué en filière selon sa nature : terre, marne, blocs rocheux ou gravats. Le tri se fait au moment du chargement, car une benne mélangée est systématiquement plus coûteuse à traiter.

Des fouilles à ouvrir pour votre chantier ?

Plan de fondation et étude de sol en main, nous chiffrons les rigoles, la pleine masse et l’évacuation. Devis sous 48 heures au 07 46 73 52 00.

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