Démolir proprement et évacuer les gravats à Carqueiranne
Une démolition réussie ne se mesure pas au bruit du brise-roche, mais à l’état du terrain une fois les camions partis. Sur les parcelles de Carqueiranne et de la rade de Toulon, la question n’est presque jamais de savoir si l’ouvrage peut tomber : un muret, une dalle, un ancien abri de jardin finissent toujours par céder. La vraie difficulté tient à ce qui entoure l’ouvrage, à ce qu’il supporte et à ce qu’il devient une fois cassé. Un mur mitoyen, une canalisation d’eau potable oubliée sous une dalle, une piscine des années 1970 remplie de terre, un local qui participe à la stabilité d’une restanque : chacun de ces cas change complètement la méthode et le coût.
Terrassement Carqueiranne MJ intervient sur la démolition de petits ouvrages et sur l’évacuation des gravats qui en découlent, avec ses propres engins et ses propres camions. Mini-pelles pour les accès étroits, pelles plus lourdes équipées de pince de tri ou de brise-roche hydraulique quand le béton est armé et épais, camions bennes pour la rotation vers les filières agréées. Le fait de maîtriser la chaîne complète, de la casse au dernier voyage de benne, évite l’écueil le plus fréquent des chantiers de démolition : un tas de gravats abandonné pendant des semaines sur un terrain que le client voulait justement libérer.
Le périmètre couvre Carqueiranne, Le Pradet, Toulon, Saint-Mandrier, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours, Ollioules, Sanary, Bandol et Le Beausset. Chaque secteur pose ses propres contraintes : mitoyenneté serrée au Mourillon et à Sainte-Anne, voies étroites et rotation de camions difficile sur la presqu’île de Saint-Mandrier, anciennes cuves et piscines enterrées dans les villas construites entre 1965 et 1980 sur les coteaux. Nous adaptons l’engin, le mode de casse et le plan d’évacuation à ce contexte plutôt que l’inverse.
Cette page décrit ce que nous démolissons, comment nous préparons l’intervention, ce que devient chaque matériau et quelles démarches administratives peuvent s’imposer avant le premier coup de godet.

Ce que l’on regarde avant de casser
Le repérage conditionne toute la suite. Avant de démolir, nous identifions les réseaux qui traversent ou longent l’ouvrage : alimentation d’eau, arrosage enterré, câble d’éclairage extérieur, gaine de piscine, branchement d’assainissement, parfois une arrivée électrique enterrée sans grillage avertisseur. Dès qu’une intervention touche le domaine public ou s’approche d’un réseau déclaré, les DT-DICT sont déposées et les tracés sont matérialisés à la bombe au sol.
Vient ensuite la question structurelle : l’élément à abattre est-il porteur ou simplement posé ? Un muret de clôture se démonte sans conséquence, mais un mur de soutènement qui retient une restanque ou un talus ne se supprime pas sans prévoir son remplacement. Nous vérifions aussi la mitoyenneté : un mur séparatif appartient souvent aux deux fonds, et sa dépose relève d’un accord entre voisins avant tout démarrage.
Dernier point, incontournable : l’amiante. Pour tout ouvrage dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997, des matériaux amiantés peuvent être présents (plaques de fibro-ciment d’un abri ou d’un garage, conduits, colles, anciennes canalisations). Le repérage avant travaux est alors une obligation, et le retrait relève d’une entreprise spécialisée certifiée. Nous ne traitons pas l’amiante : nous signalons le risque, nous suspendons la casse tant que le diagnostic n’est pas rendu, et nous reprenons après dépose par l’entreprise compétente.
Les six étapes d’un chantier de démolition
Une démolition de petit ouvrage se joue rarement sur plus de quelques jours, mais l’ordre des opérations fait toute la différence entre un terrain propre et un chantier qui s’éternise.
- 1
Visite et relevé
Nous mesurons l’ouvrage, estimons son volume et sa nature (béton armé, agglos, pierre, bois, métal). L’accès est relevé : largeur de portail, rayon de braquage, pente de l’allée, possibilité de stationner un camion. Le devis découle de ce relevé, pas d’une estimation à distance.
- 2
Repérages et démarches
Réseaux, structure porteuse, mitoyenneté, éventuel diagnostic amiante et, si le PLU l’exige, déclaration préalable de démolition. Nous vérifions aussi la nécessité d’un arrêté de voirie pour stationner la benne.
- 3
Protection des existants
Bardage des façades voisines, bâchage des menuiseries, plaques de roulage sur les allées carrossables, protection des plantations à conserver et des réseaux maintenus en service.
- 4
Casse et tri à la source
Brise-roche ou pince de tri selon l’épaisseur et la présence de ferraillage. Les matériaux sont séparés au fur et à mesure plutôt que mélangés, ce qui réduit fortement le coût de mise en décharge.
- 5
Évacuation en filière
Rotation des bennes vers les plateformes agréées, avec bordereau de suivi pour chaque flux. Le rythme des voyages est calé sur les horaires de circulation quand le chantier est en centre-ville.
- 6
Nettoyage et remise à niveau
Reprise des fonds de forme, comblement des vides laissés par les fondations, régalage et compactage, balayage des voiries salies. Le terrain est rendu utilisable pour la suite du projet.

Chaque matériau part dans sa filière
Un tas de démolition n’est jamais homogène. Le béton et les agglos partent en plateforme de concassage pour être transformés en grave recyclée. La ferraille issue du ferraillage, des poutrelles ou d’un ancien portail est séparée et valorisée chez un récupérateur. Le bois de charpente ou de bardage suit une filière bois. Les déchets verts issus du débroussaillement préalable, souches et branches, ne se mélangent pas aux gravats. La terre excavée, elle, part en installation de stockage de déchets inertes ou, quand sa qualité le permet, reste sur place pour un remblai.
Ce tri n’est pas une précaution cosmétique : une benne de gravats propres coûte nettement moins cher à traiter qu’une benne de mélange tout-venant, et les plateformes refusent les chargements douteux. Chaque dépôt donne lieu à un bordereau qui trace la nature du déchet, le tonnage et le site receveur. Ces documents sont remis au client : ils constituent la preuve que les matériaux n’ont pas fini dans un vallon du massif.
Le second point que les maîtres d’ouvrage sous-estiment presque toujours, c’est le foisonnement. Un ouvrage cassé occupe bien plus de place qu’en place : comptez de 30 à 50 % de volume supplémentaire pour du béton concassé, parfois davantage pour de la maçonnerie ancienne en pierre. Une dalle de 40 m² sur 15 cm représente 6 m³ en place, donc 8 à 9 m³ de gravats à charger. C’est ce volume foisonné, et lui seul, qui détermine le nombre de voyages de camion et donc une bonne part du budget.
Ce que nous démolissons, et dans quelles conditions
Notre champ d’intervention couvre les petits ouvrages liés au terrassement et à l’aménagement extérieur, ainsi que les annexes de villa. Murets de clôture et murs de soutènement hors service, dalles béton et anciennes terrasses, allées et dallages fissurés, abris de jardin, garages et appentis, escaliers extérieurs, bacs maçonnés, socles techniques. S’ajoutent deux cas très fréquents dans les villas des années 1970 du littoral varois : les anciennes piscines et les cuves enterrées.
Anciennes piscines et cuves enterrées
Une piscine hors d’usage se traite de deux façons. Soit elle est démolie entièrement, parois et radier compris, puis le trou est remblayé en matériau drainant compacté par couches de 20 à 30 cm : c’est la solution à retenir si un ouvrage ou une circulation véhicule doit passer dessus. Soit elle est abandonnée en place, araseée sous le niveau du terrain, le radier percé en plusieurs points pour éviter qu’elle ne se transforme en réservoir, puis comblée. La première solution coûte plus cher en évacuation, la seconde limite le volume de gravats sortant mais impose de déclarer la présence de l’ouvrage enterré.
Les cuves à fioul et les anciennes fosses toutes eaux suivent une logique voisine, avec une étape supplémentaire obligatoire : le dégazage et le nettoyage par un prestataire habilité avant toute découpe. Une cuve non neutralisée ne se touche pas au brise-roche.
Mitoyenneté, voies étroites et rotation des camions
Sur la rade de Toulon, la difficulté vient rarement de la résistance du béton. Elle vient de l’espace disponible autour de l’ouvrage. Au Mourillon et à Sainte-Anne, les parcelles se touchent : un muret à abattre est souvent adossé à la construction du voisin, ce qui interdit la casse brutale et impose un démontage progressif, parfois manuel sur les dernières assises. À La Seyne-sur-Mer, les secteurs anciens des Sablettes et de Tamaris présentent en plus des remblais hétérogènes qui réservent des surprises sous les dalles.
À Saint-Mandrier, sur la presqu’île, la contrainte se déplace vers l’évacuation : certaines voies ne permettent pas le passage d’un porteur classique. On travaille alors avec des camions plus courts, davantage de rotations, et parfois un transfert intermédiaire depuis la parcelle jusqu’à un point de chargement accessible. À Carqueiranne comme au Pradet, sur les coteaux en restanques, c’est la pente et la portance des accès qui commandent le choix de l’engin.
Stationnement et voirie
Dès qu’une benne ou un camion doit stationner sur la voie publique, une autorisation de voirie est demandée en mairie, avec le cas échéant un arrêté de circulation et une signalisation temporaire. En période estivale, sur le littoral, les créneaux de livraison et d’évacuation se calent en début de matinée pour ne pas bloquer les axes.
- Relevé d’accès avant devis : largeur, pente, portance
- Protection des façades et clôtures mitoyennes
- Arrosage anti-poussière pendant la casse
- Tri des flux directement sur la parcelle
- Bordereau de suivi pour chaque évacuation
- Remise à niveau et compactage du terrain
Déclaration préalable de démolition
Toute démolition n’est pas libre. Selon le secteur, le PLU de la commune et les protections patrimoniales, une déclaration préalable de démolition ou un permis de démolir peut être exigé. C’est notamment le cas dans les périmètres protégés, aux abords de monuments, dans les sites classés ou inscrits, et dans les communes qui ont délibéré pour soumettre les démolitions à autorisation. Sur le littoral varois, ces périmètres sont plus fréquents qu’on ne l’imagine.
La démarche appartient au propriétaire, mais nous l’orientons : consultation du zonage, identification de l’ouvrage concerné, pièces à fournir, délai d’instruction à intégrer au planning. Un chantier lancé sans l’autorisation nécessaire expose à une remise en état, ce qui coûte toujours plus cher que le mois d’attente qu’on a voulu économiser. Quand la démolition précède une construction, elle est en général intégrée au permis de construire du projet.
| Prestation | Unité | Budget indicatif |
|---|---|---|
| Démolition de muret maçonné | m² | 25 à 55 € |
| Démolition de dalle béton armé | m² | 30 à 70 € |
| Évacuation de gravats inertes | m³ foisonné | 35 à 70 € |
| Comblement d’ancienne piscine | forfait | 2 500 à 8 000 € |
| Remise à niveau et régalage | m² | 4 à 9 € |
Fourchettes indicatives, hors accès difficile et hors traitement de matériaux dangereux. Seul un devis établi après visite engage l’entreprise.
Prestations et secteurs liés
Questions fréquentes sur la démolition
Faut-il une autorisation pour démolir un muret ou un abri de jardin ?
Cela dépend du secteur. Dans la plupart des zones, la démolition d’un muret ou d’un petit abri ne demande aucune formalité. En revanche, dans les périmètres protégés, aux abords de monuments, en site classé ou inscrit, et dans les communes ayant instauré le permis de démolir, une déclaration préalable devient obligatoire. Nous vérifions le zonage du PLU avant d’intervenir et nous vous indiquons la démarche à engager avant le démarrage.
Comment estimer le volume de gravats à évacuer ?
On part du volume en place, puis on applique le foisonnement. Une maçonnerie cassée gonfle de 30 à 50 % environ, parfois plus pour de la pierre ancienne. Une dalle de 50 m² en 15 cm représente 7,5 m³ en place, donc environ 10 à 11 m³ à charger. Cette conversion détermine le nombre de bennes et de voyages, et donc une part importante du devis d’évacuation.
Que se passe-t-il si de l’amiante est suspectée ?
Pour un ouvrage dont le permis est antérieur au 1er juillet 1997, des matériaux amiantés peuvent être présents, en particulier les plaques de fibro-ciment de toiture d’abri ou de garage. Un repérage avant travaux doit alors être réalisé par un opérateur certifié. Si le résultat est positif, le retrait relève d’une entreprise spécialisée. Nous suspendons la casse, nous ne manipulons pas ces matériaux et nous reprenons après dépose.
Peut-on démolir sans accès pour un gros engin ?
Oui, dans la plupart des cas. Les mini-pelles passent par un portail standard, voire un passage de 1 m pour les plus petites, et travaillent avec godet, pince ou brise-roche. Le coût se déplace alors vers l’évacuation : sans accès camion direct, les gravats sont repris en plusieurs manutentions jusqu’à un point de chargement. C’est le scénario courant à Saint-Mandrier et sur les coteaux du Pradet.
Évacuation, tri et remise en état
Recevez-vous un justificatif pour les déchets évacués ?
Oui. Chaque dépôt en plateforme agréée ou en installation de stockage de déchets inertes donne lieu à un bordereau mentionnant la nature du flux, le tonnage et le site receveur. Ces documents vous sont remis avec la facture. Ils attestent que les gravats, la ferraille, le bois et les déchets verts ont suivi la filière prévue et n’ont pas été déposés en dehors d’un site autorisé.
Une ancienne piscine doit-elle être entièrement retirée ?
Pas toujours. Si aucune construction ni circulation de véhicule n’est prévue au-dessus, le bassin peut être arasé sous le terrain naturel, le radier perforé pour éviter la rétention d’eau, puis comblé et compacté par couches. Si un ouvrage doit reposer dessus, la démolition complète s’impose, avec remblai en matériau drainant contrôlé. Le choix se fait au regard du projet final et du budget d’évacuation.
Le terrain est-il utilisable immédiatement après la démolition ?
Après la casse, les fondations et les longrines laissent des vides qu’il faut combler et compacter, sinon des tassements apparaissent dans les mois suivants. Nous reprenons donc les fonds de forme, régalons et compactons avant de rendre le terrain. Si une dalle, une allée ou une plateforme doit être construite ensuite, le niveau et la portance du fond de forme sont calés sur cet usage dès la remise en état.
Nos secteurs d’intervention pour la démolition
Un ouvrage à démolir et des gravats à sortir ?
Décrivez-nous l’ouvrage, son accès et le résultat attendu : nous passons sur place et établissons un devis sous 48 heures. Téléphone 07 46 73 52 00, réponse sous 24 à 48 h ouvrées.