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Terrasse

Terrassement de terrasse et de plateforme à Carqueiranne

Décaissement calculé, forme de pente réglée au laser, hérisson compacté et support prêt à recevoir dalle, pavé ou plots.

Terrasse

Préparer le support d’une terrasse à Carqueiranne

Une terrasse ne se juge pas sur son revêtement mais sur ce qu’il y a dessous. Les désordres que l’on constate cinq ans plus tard, dalles qui sonnent creux, lames de bois qui ondulent, flaque persistante contre la façade, fissure au droit du mur de la maison, viennent presque toujours du support : un décaissement trop faible, une pente oubliée, un remblai non compacté ou une dalle coulée contre la construction sans joint.

Le terrassement de terrasse consiste donc à fabriquer une plateforme stable, plane, légèrement inclinée et drainée, calée sur le niveau fini souhaité. Cela commence par une soustraction : on retire l’épaisseur de la structure future et celle du revêtement à partir du niveau de seuil, et on obtient le fond de forme à atteindre. Tout le reste en découle.

À Carqueiranne, deux contextes reviennent. En plaine, vers les Salettes et le Pradon, les sols argilo-calcaires retiennent l’eau et travaillent avec les saisons : la portance du fond de forme et le drainage périphérique deviennent les points sensibles. Sur les coteaux, vers la Colle Noire ou Marquerolles, la roche est proche et le terrain penche : on cherche alors le bon compromis entre décaissement, remblai et création de paliers, parfois avec un brise-roche pour arriver au niveau.

Cette page décrit le décaissement selon le revêtement retenu, la forme de pente, le hérisson, la dalle ou les plots, la désolidarisation de la maison et la gestion des eaux. Elle complète notre page pilier aménagement extérieur.

Déroulé

Les six étapes d’une plateforme de terrasse

Le déroulé ci-dessous correspond à une terrasse courante de 25 à 60 m² accolée à une maison, en dalle béton ou en carrelage sur dalle.

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    Relevé des niveaux et calcul du fond de forme

    On part du niveau fini désiré, généralement deux à trois centimètres sous le seuil des baies pour éviter les remontées. On soustrait le revêtement, sa colle, la dalle et le hérisson : la cote obtenue est celle à atteindre au godet de curage.

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    Décapage et décaissement

    La terre végétale est retirée intégralement, racines comprises, puis le déblai se poursuit jusqu’au fond de forme. Les zones molles sont purgées et substituées par de la grave : on ne rattrape jamais un point bas avec de la terre remise en place.

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    Réglage de la forme de pente

    Le fond de forme reçoit déjà sa pente de 1 à 2 %, dirigée vers l’extérieur et jamais vers la façade. Le réglage se contrôle au laser, pas à l’oeil : sur six mètres, deux centimètres d’erreur suffisent à créer une retenue d’eau.

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    Hérisson de cailloux compacté

    Une couche de cailloux 20/40 ou de grave non traitée 0/31,5 est mise en place sur 15 à 20 cm, régalée puis compactée par passes croisées. Ce hérisson coupe les remontées capillaires et répartit les charges sur le sol support.

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    Film polyéthylène et réservations

    Un film polyane de 150 à 200 microns est déroulé avec recouvrements et relevés en périphérie. C’est le moment de poser les fourreaux d’éclairage, les attentes d’arrosage, le passage d’alimentation d’un éventuel spa et les regards.

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    Dalle ferraillée ou plots réglables

    Selon le revêtement choisi, on coule une dalle de 12 à 15 cm armée d’un treillis soudé sur cales, ou l’on pose des plots réglables directement sur la forme drainante. Dans les deux cas, la désolidarisation avec la maison est mise en place avant la pose.

2 %Pente maximale conseillée
20 cmHérisson compacté jusqu’à
15 cmÉpaisseur courante de dalle
48 hDevis chiffré sous
Combien creuser selon le revêtement
Décaissement

Combien creuser selon le revêtement

La profondeur du décaissement n’a rien d’universel : elle se déduit de la structure retenue. Pour un carrelage collé sur dalle béton, il faut empiler un hérisson de 15 à 20 cm, une dalle de 12 à 15 cm, un lit de colle et le carreau : on décaisse donc de l’ordre de 35 à 40 cm sous le niveau fini. Pour des dalles sur plots, la structure est plus mince mais exige une forme drainante réglée au millimètre près, avec 25 à 30 cm de décaissement.

Pour un pavé ou une dalle posée sur lit de sable, on reste autour de 25 à 30 cm : 20 cm de grave compactée, 4 à 5 cm de sable de pose et l’épaisseur du produit. Pour une terrasse bois sur lambourdes et plots, la structure est légère mais la régularité du support reste impérative, et il faut ménager une ventilation sous le platelage.

Deux corrections s’ajoutent presque toujours. D’abord la présence de zones molles ou de remblais anciens, qui obligent à purger plus profondément et à substituer. Ensuite la roche : sur les coteaux, le fond de forme rencontre parfois le calcaire massif avant la cote visée, et il faut soit remonter le niveau fini, soit passer au brise-roche hydraulique. Ce point se tranche sur le terrain, pas sur un plan.

Pente, exutoire et ruissellement
Eaux pluviales

Pente, exutoire et ruissellement

La forme de pente est le geste le plus important du chantier. On vise 1 % sur un revêtement lisse et bien jointé, jusqu’à 2 % sur un produit rugueux ou sur une grande longueur. Au-delà, la terrasse devient inconfortable et le mobilier ne tient plus d’aplomb. En deçà, l’eau stagne et finit par marquer le revêtement.

La pente doit toujours s’éloigner de la maison. Une terrasse qui renvoie l’eau vers la façade sature le pied de mur et fait remonter l’humidité dans les premières assises. Quand la configuration impose une contre-pente partielle, on intercale un caniveau à grille le long de la construction, raccordé au réseau pluvial ou à un puits d’infiltration.

Reste l’exutoire. Une terrasse de 40 m² reçoit plusieurs mètres cubes lors d’un épisode méditerranéen d’automne, et ce volume ne doit ni s’accumuler en bas du jardin ni partir chez le voisin. Selon le terrain, on dirige vers un caniveau, une noue engazonnée, un massif drainant ou un regard existant. Le point se traite en même temps que les réseaux et VRD de la parcelle.

Détails qui comptent

Désolidariser, réserver, anticiper

Une dalle de terrasse et une maison ne bougent pas de la même façon. La construction repose sur des fondations profondes, la terrasse sur un hérisson superficiel soumis aux variations d’humidité du sol. Les couler solidaires revient à programmer une fissure. On interpose donc une bande de désolidarisation sur toute la hauteur de la dalle contre le mur, et un joint souple en surface au droit du revêtement.

Le même raisonnement vaut en périphérie et sur les grandes surfaces : au-delà d’une trentaine de mètres carrés d’un seul tenant, ou quand la terrasse présente une forme en L, des joints de fractionnement sont prévus pour localiser le retrait du béton. Ils sont tracés avant coulage, pas improvisés à la scie une semaine plus tard.

Ce qui se réserve avant de couler

  • Fourreaux d’éclairage extérieur et de commande
  • Attente d’arrosage automatique et robinet de puisage
  • Alimentation électrique d’un spa ou d’une pergola bioclimatique
  • Regards de visite et tampons accessibles après finition
  • Caniveau de façade et raccordement à l’exutoire
  • Platines ou massifs d’ancrage d’une structure couverte
  • Passage de refoulement et aspiration côté local technique
  • Réservation pour un futur escalier ou une rampe d’accès

Chacun de ces points coûte quelques dizaines d’euros avant coulage et plusieurs centaines après, carottage et reprise de revêtement compris. Nous les passons en revue avec le client au moment du relevé de niveaux.

Plateforme de terrasse en préparation sur un terrain à Carqueiranne
Fond de forme réglé et compacté : la planimetrie se contrôle au laser avant toute mise en oeuvre.
Terrain en pente

Terrasses en paliers et terrasse bois sur plots

Sur les parcelles pentues des coteaux, une terrasse d’un seul niveau obligerait à décaisser d’un côté et à remblayer fortement de l’autre. Le remblai rapporté, même compacté, reste moins fiable qu’un sol en place, et il faudrait le retenir. On préfère donc découper l’espace en deux ou trois paliers, reliés par des emmarchements ou une rampe douce, chaque palier restant proche du terrain naturel.

Cette logique est celle des restanques locales, et elle a les mêmes avantages : moins de terres déplacées, moins de poussée à reprendre, une meilleure intégration. Les différences de niveau se tiennent selon les cas par un petit mur de soutènement, un enrochement ou un talus adouci et planté. Chaque palier reçoit sa propre pente et son propre exutoire, sans quoi le palier haut inonde le palier bas.

La terrasse bois sur lambourdes et plots

C’est la réponse la plus souple sur terrain irrégulier et la plus légère en terrassement. Le principe : une forme drainante compactée, recouverte d’un géotextile anti-repousse, puis des plots réglables recevant des lambourdes, elles-mêmes support du platelage. Les réglages rattrapent les irrégularités et la lame d’air ventile le bois par dessous, ce qui conditionne sa durée de vie.

Trois points sont déterminants. L’entraxe des plots et des lambourdes, qui dépend de l’épaisseur des lames et évite l’effet trampoline. La ventilation périphérique, que l’on préserve en ne fermant pas hermétiquement les rives. Et la planimetrie du support, car des plots posés sur une forme mal réglée arrivent en bout de course de réglage. Contrairement à une idée répandue, la pente reste utile sous une terrasse bois : elle guide l’eau qui traverse les joints de lames vers l’extérieur.

PrestationUnitéBudget indicatif
Décapage de terre végétale8 à 14 €
Décaissement et réglage du fond de forme12 à 22 €
Hérisson en grave compactée, 15 à 20 cm14 à 26 €
Dalle béton ferraillée de 12 à 15 cm55 à 95 €
Forme drainante réglée pour pose sur plots20 à 35 €
Caniveau de façade et raccordement à l’exutoireml60 à 120 €
Évacuation des déblais en filière agréée18 à 35 €

Fourchettes indicatives pour la partie terrassement et support, hors fourniture et pose du revêtement fini.

Questions fréquentes sur le terrassement de terrasse

Quelle profondeur de décaissement prévoir ?

Elle se déduit de la structure, jamais d’une règle unique. Pour un carrelage collé sur dalle, comptez 35 à 40 cm sous le niveau fini : hérisson, dalle, colle et carreau. Pour un pavé sur lit de sable, 25 à 30 cm. Pour des dalles sur plots, 25 à 30 cm avec une forme drainante très bien réglée. Les purges de zones molles s’ajoutent à ces valeurs.

Quelle pente donner à une terrasse ?

De 1 à 2 %, soit 1 à 2 cm par mètre, toujours dirigée vers l’extérieur et jamais vers la façade. On reste vers 1 % sur un revêtement lisse et bien jointé, on monte vers 2 % sur un produit rugueux ou une grande longueur. La pente se donne dès le fond de forme et se contrôle au laser : deux centimètres d’erreur sur six mètres suffisent à créer une retenue d’eau durable.

Pourquoi ne pas solidariser la dalle à la maison ?

Parce que les deux ouvrages ne reposent pas sur les mêmes appuis. La maison est fondée en profondeur, la terrasse sur un hérisson superficiel qui suit les variations d’humidité du sol, particulièrement sur argile. Les rendre solidaires concentre tout le différentiel sur la liaison et provoque une fissure. On interpose donc une bande de désolidarisation sur la hauteur de la dalle et un joint souple en surface.

Le film polyane est-il vraiment utile ?

Oui sous une dalle béton. Un film de 150 à 200 microns, posé avec recouvrements et relevés en périphérie, coupe les remontées d’humidité par capillarité et empêche la laitance de béton de partir dans le hérisson pendant le coulage. Il ne dispense pas du hérisson drainant : les deux jouent des rôles différents, l’un contre l’eau qui monte, l’autre contre celle qui doit s’écouler.

Faut-il une dalle béton pour une terrasse bois ?

Non dans la majorité des cas. Une forme drainante compactée, un géotextile anti-repousse et des plots réglables supportant les lambourdes suffisent, à condition que le support soit régulier et que la ventilation sous le platelage soit préservée. La dalle devient intéressante quand le terrain est instable, quand la hauteur libre est très faible ou quand la même plateforme doit pouvoir recevoir un autre revêtement plus tard.

Peut-on faire une terrasse sur un terrain très pentu ?

Oui, en paliers. Plutôt que de remblayer massivement pour obtenir un plan unique, on crée deux ou trois niveaux reliés par des emmarchements, chacun proche du terrain naturel et doté de sa propre pente et de son exutoire. Les différences de hauteur se tiennent par un muret, un enrochement ou un talus planté. On déplace moins de terre, on reprend moins de poussée et le résultat s’intègre mieux au relief.

Votre projet de terrasse commence par les niveaux

Dites-nous la surface visée, le revêtement souhaité et la pente de votre terrain : nous relevons les niveaux et chiffrons le support, avec un devis sous 48 heures. Téléphone 07 46 73 52 00.

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